Ces jours-ci, ce n’est pas tous les jours faciles. Je l’admets, je suis dans une quête du « moi » incessante, de ma vraie nature, de mon essence véritable, de ma mission de vie. Non, je ne suis pas dans une secte, je vous rassure ! Dans un démarche spirituelle davantage. 

Le temps me le permet, je dois l’avouer, ayant terminé ma maîtrise depuis quelques mois, je me suis donné l’objectif à présent de réaliser un rêve en guise de travail, une passion quotidienne, je veux allumer la flamme, celle que je sais petite, mais qui peut prendre une ampleur presque démesurée. Je suis rendue là.

Avoir ce luxe, de se pencher sur soi, est une période de grâce, je dois l’avouer. Longtemps, nous empruntons le « train de la vie » (pour être clichée), où embarquent le conjoint, les enfants, les emplois, où l’on est bien, où l’on devient bon, où l’on se sent confortable, où l’on parle un langage qui peut-être loin de nous, de nos valeurs, mais qui répond aux exigences, aux besoins des gens qui nous emploient…

Pour ma part, je viens de me réveiller. Je me suis rendu compte tranquillement que j’étais une mère et conjointe, ensevelie sous les responsabilités et obligations, prise dans ce cercle vicieux de tout donner aux autres et très peu à moi…J’avais oublié mes racines, celles qui m’ont tenue debout depuis toutes ces années, composées de mes rêves de petite fille (écrivaine, professeure, entrepreneure, etc.), de grandes ambitions, de raisons de vivre.

Un matin, je me suis regardée et découragée, je me suis dit que j’étais maintenant à un point crucial de mon existence. Bientôt 40 ans, soit que je prenais la décision de me laisser vieillir tout doucement, où je reprenais contact avec l’enfant que j’étais.

La petite voix

Tout au long de ma vie,  il y a toujours eu cette petite voix qui s’est fait entendre.  Qui me rappelait mes envies, que je n’étais pas là exactement où il le fallait, que j’allais à  l’encontre de mes intuitions, etc.  Un petite voix qui me demandait parfois de changer de chemin, de me mettre en danger, de changer mes habitudes, mais surtout, d’aller à l’encontre de mon éducation, pour ma part, la chose la plus difficile qui soit. 

Après plusieurs mois de méditation, j’ai compris que ce petit « glitch » entre la réalité et cette petite voix, s’appelle l’essence, qui est en fait notre nature profonde. Au départ, je n’y comprenais rien lorsque ma professeure me disait de l’écouter, de m’en rapprocher, de me mettre dans la lumière, de lui faire confiance, et blablabla.

Jusqu’au jour, où j’ai remarqué que j’avais de la difficulté à m’assumer totalement, m’excusant trop souvent, mais surtout, accordant beaucoup trop d’importance à ce que les gens pouvaient penser de moi. J’avais envie de prendre cette énergie que je perdais à me trouver « bête », « pas assez bonne », « pas assez belle »  ou de réfléchir à ce que telle ou telle personne avait pu penser de moi, et de la transformer pour me rapprocher de qui j’étais, de ma nature véritable et d’accepter autant mes défauts que mes qualités.

Un lutte quotidienne 

Il n’est pas facile de le faire.

Cependant, lorsque l’on se rapproche de cette vraie nature, et que l’on s’assume davantage, vient une confiance en soi, une force intérieure, viennent aussi ces qualités qui nous caractérisent, qui sont de plus en plus apparentes et qui prennent le dessus sur ces défauts de jalousie, d’envie, de colère, etc. 

Cette vraie nature, il existe différentes façons de lui accéder. Pour ma part, la clé est de méditer. Un rendez-vous avec moi-même qui me permet de me rappeler qui je suis véritablement. Il y a aussi cette grande écoute que j’accorde à présent à mes intuitions, ma petite voix, qui souvent, me guide là où je dois aller. Il y a aussi le fait de m’assumer telle que je suis et de cesser de m’excuser pour un rien. Cela demeure ma plus grande lutte à ce jour. 

Et depuis peu, est arrivée cette grande transformation. Celle de croire que tout part de soi. Que ce ne sont pas les autres qui doivent nous rendre heureux. En effet, tous les jours, je prends soin de me rappeler que je suis la seule responsable de mon bonheur et de la transformation probable de ma personne, de mon environnement, de mon entourage. Personne ne peut le faire à ma place. 

Pour se faire, il faut surtout s’aimer, aimer qui nous sommes, aimer qui nous découvrons en ce faisant de plus en plus de place, se faire plaisir, prendre soin de soi, écouter nos envie, nos folies, retrouver l’enfant en nous, se faire confiance, croire en nous, croire en notre potentielle exposant 10 milles, croire en nos rêves les plus fous. Surtout, cesser de croire les autres avant nous-mêmes. 

À présent, je me souhaite et je nous souhaite, comme individus et comme société, de trouver notre nature véritable et de se rendre responsable de notre propre bonheur. C’est ensuite, je crois, que les changements réels pourrons s’exercer autour de nous. Bonne recherche et croyez en vous. 

Merci de partager !

Collaboratrice krystelpapineau

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Join the discussion 2 Comments

  • Jérôme dit :

    Excellent texte Krystel!
    Mais j’en aurais pris plus! 🙂
    À 40 ans, on se pose tout plein de questions et surtout sur ce que nous avons accomplie jusqu’à présent…
    Pas facile lorsque nous sommes d’éternels insatisfait. La vie n’est malheureusement pas comme dans les films et le bonheur semble parfois inaccessible…
    Mais le bonheur c’est quoi? Ça se mesure comment? Et c’est surtout plus difficile si l’on se compare avec les autres…

    Ne pas avoir de regrets à la fin semble quand même ardu….

    Bon, désolé pour cette tranche de philosophie maladroite … 😉

    Sur ce, bonne journée et tu es devenu une femme superbe avec des talents et objectifs super!
    Lâche pas!
    🙂

    • krystelpapineau dit :

      Comme c’est gentil ce petit mot, merci Jérôme vraiment très apprécié ! En effet qu’est-ce que le bonheur, et comment accepter qu’il ne soit pas toujours là, est-ce normal ou devrions-nous être toujours pleinement heureux ? Bref, merci encore et au plaisir !

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