Me voici donc dans une grande réflexion de Noël, comment consommer quand on veut offrir un cadeau à nos enfants en respectant nos valeurs et notre porte-feuille ! 🙂

Je vous ai concocté un petit vidéo sur la chaîne Youtube juste ici, soyez indulgent pour le montage svp, mon premier à vie 😉 Sinon, vous pouvez lire un texte que j’ai écrit sur le sujet qui explique plus en long et en large ma réflexion. J’espère que tout ça vous inspirera, c’est pour cela que je le fais. Au plaisir, Krystel.

Vidéo :

Texte :

Haaaaa Noël, je suis une fan de Noël, je suis donc de ceux qui feraient son sapin de Noël le 1er novembre si elle le pouvait, si ce n’était pas de mon chum qui me retient les deux bras pour ne pas monter le sapin de la cave au salon. Je suis aussi de celle qui pense 3 mois d’avance à quoi elle va fourrer ses beignes cette année et je suis celle, je me confesse, qui a tellement hâte de peser sur le bouton « Itune » pour mettre la compilation de Noël de Ginette Reno.

Eh oui, je suis de même. 

Ceci étant dit, en étant de plus en plus écolo avec les années, consciente des effets de toute la consommation qu’engendre la fête de Noël et ayant deux enfants, on dirait que j’angoisse. Mes valeurs sont comme trop là, trop fortes, limite fatigantes et je peux juste pas leur dire le temps de quelques semaines de se mettre en veilleuse. Alors voilà, je dois jongler avec ces maudites valeurs là et la fête la plus capitalisme au monde, Noëeeeel ! Bravo Jésus.

En fait, s’il y avait juste le party, ça serait parfait, je suis très bonne pour caller des verres de bulles et me bourrer la face de buche, mais y’a ce gros là qui vient dans ma cheminée chaque année et que mes enfants attendent avec impatience. (Je me confesse, j’ai rêvé à quelques reprises que son traineau se faisait crasher par un avion russe.)

Je sais aussi que je pourrais rien leur donner et leur dire que leur cadeau c’est une balade en chiens de traineau (à 3 et 5 ans c’est certain que ça va être un hit ( euh… « not »). En même temps, je me confesse, mon éducation fait que j’aime ça mettre un  petit truc en dessous du sapin et voir mes enfants s’émerveiller…

Eh oui, je suis de même. 

Alors moi et ma tête on a entamé une grande réflexion noëlienne depuis les dernières semaines et je vous la partage aujourd’hui.

Au départ, je me suis dit que cette année, pour me déculpabiliser de consommer, j’allais acheter des objets que mes enfants avaient vraiment de besoin, des objets du quotidien, qui de toute façon, auraient fini par être achetés par la mère que je suis. Je me suis donc imaginée offrir une brosse à dents, une nouvelle paire de bas, des bobettes, du shampoing qui sent bon, un coupe ongle, du…zzz.  Sérieux, ça ne m’excitait pas trop tout ça, une boîte de lingettes tant qu’à y être !

Ensuite, j’ai tenté de peaufiné mon affaire et je me dis : « Krystel,  tu achètes les jouets dont ils ont vraiment de besoin. » Vraiment de besoin dans le sens de quoi ? Que cela peut les aider à développer leur cerveau. Mais ça se calcule comment ça un développement de cerveau ?  Est-ce qu’une voiture téléguidée est appropriée pour développer le cerveau de mon gars dans le but d’engendrer les compétences et habiletés nécessaires lui permettant de devenir un bon conducteur et de ne pas mourir sur la route à 16 ans pile-poil ? Mettons. Pas très convaincant.

Après tout ça, je me suis dit « tant pis », je jette la serviette. J’achète le jeu qui a l’air le plus cool en ville et je me fou de l’environnement et que ça l’a été fabriqué en Chine par des enfants de l’âge des miens.  Je me réconforte en me disant que je serai vraiment une « super maman » en achetant la Méga-grue, celle que mon fils  bave dessus dans la vitrine du Bic à Brac dans Hochelaga.   Puis là, ma gorge se noue et mes mautadites valeurs refont surface, comme si je m’en ennuyais…

Alors là, juste quand j’étais occupée à gratter mon urticaire, à récupérer mon cerveau juste à côté de mon corps,  quand je ne l’attendais plus… j’ai comme trouvé l’oasis dans le fond du désert et l’« alléluia » tant attendu.

Oui, après avoir passé par cette grande réflexion de Noël et quelques respirations de Kundalini plus tard…me voici donc avec mes règles de Noël.

Ce sont celles qui m’aideront à jumeler l’envie folle d’offrir des cadeaux à mes enfants, de me respecter dans mes valeurs et aussi, de ne pas avoir TROP d’impact environnementalement parlant. Ouf ! Il fallait juste m’écouter finalement !

1  – Acheter un seul jouet à chacun de mes enfants pour ne pas être enseveli sous l’abondance (pour l’avoir fait l’année dernière ça fonctionne super bien).

2- Acheter un jouet fait au Canada préférablement ou États-Unis, mais on essaie d’éviter le plus possible le « made in China » par exemple à cause de la distance, du transport, souvent les conditions des travailleurs, etc.

3- Acheter un jouet de très grande qualité. Oui tu le payes cher, mais ça dur et ton enfant ne pleure pas deux heures après parce que son seul jouet vient de briser.

4- Acheter un jouet préférablement en bois ou carton ou papier…pas de plastique ou presque pas étant donné que cela est fait à base de pétrole et partez-moi pas sur le sujet du pétrole.

5- Acheter un jouet qui va vieillir avec mon gars et ma fille et que je sais qu’il va durer assez longtemps pour qu’après je puisse l’offrir à quelqu’un que j’aime…

Je pense que l’idée dans tout cela est de vous fixer à votre tour vos propres règles de Noël, celles avec lesquelles vous serez à l’aise, et qui guideront vos choix de consommation dans cette fête un peu folle !

Et juste quand je me dis que ma réflexion est terminée et que je peux aller me coucher,  je me ¨ qu’il me reste à présent à voir comment mes régles vont s’insérer dans la liste de Noël de mes enfants…ahhhh misère, on s’en sort juste pas !

OHOHOH…Joyeuses fêtes 🙂